Nos arguments

Nos arguments

Nous constatons que le projet est entièrement organisé autour de la construction d’un parking sous-terrain situé sous la Place Cockerill, financé par un investisseur privé en charge du réaménagement de la surface.

Nous sommes convaincus que la construction d’un parking payant supplémentaire en hyper-centre n’a pas de justification objective si ce n’est le réaménagement de la surface.

Malheureusement, le projet proposé par les demandeurs ne répond pas aux besoins du lieu et contraint négativement l’espace public pour les raisons suivantes :

1. Dans le projet, la Place Cockerill continue d’accorder la priorité aux voitures au détriment des riverains, des piétons, des vélos et des personnes à mobilité réduite.

2. La multiplication des bandes de circulation à la surface de la place est liée à l’implantation du parking et ses accès.

3. La multiplication des bandes de circulation le long des quais, liée elle aussi à l’implantation du parking, empêche le déploiement d’une passerelle confortable, sécurisée et en accord avec un plan de mobilité favorisant les modes doux.

4. La présence envahissante de la rampe d’accès hélicoïdale et des édicules d’accès piétons au parking réduit fortement (environ 12 %) la possibilité de développer une place favorable aux riverains, aux commerçants et à d’autres activités sur la place.

5. Le parking sous-terrain va contribuer fortement à attirer la voiture vers le centre-ville plutôt qu’à le désengorger.

En conclusion, nous constatons que la Ville de Liège veut accepter un projet qui va à l’encontre d’une politique de mobilité favorisant les modes doux. L’urbanité de la place doit être reconnue en la dédiant principalement à ses usagers et préservée de l’invasion automobile. Le projet a été construit à l’envers des véritables enjeux : il a été entièrement élaboré autour de la construction d’un parking plutôt que pensé d’abord pour ses utilisateurs.

Un espace public encombré par la voiture

La Ville de Liège prétend que ce projet va « libérer l’espace public de l’emprise de la voiture ». Au vu du projet, le constat est évidemment : ce n’est pas le cas. L’espace public est tout entier organisé autour des circulations de la voiture et environ la moitié de la surface reste monopolisée par la voiture, que ce soit par les accès au parking ou par les bandes de circulations.




Un projet incohérent avec la politique de mobilité

L’entièreté de la politique de mobilité de la Ville de Liège vise à soulager la pression de la voiture sur l’hypercentre (via des P+R, ou les transports publics,...). Bientôt, 2650 places de parkings de délestage seront construites avec l’arrivée du tram.

En plus de cela, nous comptabilisons pas moins de 14 parkings en ouvrages (payants) dans l’hypercentre, dont la plupart ne sont jamais saturés.




Un projet qui oublie les cyclistes

La Ville de Liège a été reconnue par la Région wallonne comme « Ville pilote Wallonie cyclable ». Elle reçoit un budget annuel de 800 000 euros prévu à cette fin. Comment justifier alors la démolition de la rampe d’accès à la passerelle et son remplacement par un accès nettement moins accessible ?

Comment justifier également l’absence presque totale d’itinéraire cyclable propre sur la place Cockerill et le Quai-Sur-Meuse, que ce soit dans l’espace piétonnier où sur la voirie ?

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