Notre analyse

Le consortium Galiliège (qui est aussi propriétaire de la Grand Poste) a commencé les démarches nécessaires à l’obtention d’un permis d’urbanisme pour la construction d’un parking souterrain de 409 places en dessous de la place Cockerill, le réaménagement des espaces publics en surface ainsi que la transformation de la passerelle.

Les travaux relatifs à la construction du parking ainsi que le réaménagement des espaces en surfaces seront pris en charge par le consortium. La transformation de la passerelle sera aux frais de la Ville de Liège.

Malgré l’intention annoncée par la ville de rendre les espaces "verts et piétons" nous constatons qu’une nette priorité reste accordée à la voiture avec manque grave de prise en compte des piétons, des cyclistes et des personnes à mobilité réduite. L‘espace piétonnier reste modeste, encombré par les différents accès et rampes de parking. Nous remarquons l’absence quasi totale d’aménagement pour les cyclistes alors que Liège est une « Ville Pilote Wallonie Cyclables. »

Cinq niveaux de parking en sous-sol

Le projet prévoit la construction de cinq niveaux de parking en sous-sol, pour 409 emplacements de stationnement payant (contre environ 250 places au tarif "horodateur" actuellement en surface). Le projet représente donc une augmentation importante de l’offre de stationnement, ce qui nous laisse craindre un effet d’appel.

Le parking aura deux accès voiture (entrées et sorties). Un sera situé le long des quais, l’autre au beau milieu de la place Cockerill. Trois édicules d’accès piétons sont prévus.




Un double voie d’accès au milieu de la place Cockerill

Véritable coup de poing au milieu de l’espace public, le projet prévoit une large rampe d’accès en plein milieu de la place, entourée par une barrière métallique de 1,8 de haut (bien plus haute, donc, que sur la représentation en 3D du promoteur). A côté de celle-ci se trouve un des deux édicules d’entrée qui mesure 18 m de long pour une hauteur de 3m.




Suppression de l’actuelle rampe d’accès à la passerelle

Le projet prévoit la suppression de la rampe actuelle de la passerelle et son remplacement par un escalier et par une rampe beaucoup moins accessible située le long du quai.

L’escalier serait composé de 24 marches et ne serait impraticable pour une partie des usagers : personnes âgées, personnes à mobilité réduite, poussettes, vélos.

La rampe d’accès se situerait quant à elle de l’autre côté de la voirie régionale. Des traversées supplémentaires s’imposeraient donc à ceux qui voudront l’emprunter. En plus de cela, la rampe étroite (moins de 2m) comporterait des lacets trop serrés (un en épingle à cheveux, l’autre tournant à plus de 90°), sa pente serait bien supérieure aux normes en vigueur (plus de 8%). Cette rampe deviendrait un lieu dangereux et propice aux bousculade entre les différents usagers (vélos, PMR, poussettes,...)




Une répartition inégale des espaces

Lorsque nous regardons les plans, force est de constater que l’espace réservé au piétonnier et à la mobilité douce sont limités. Les accès de parking, les bandes de circulations ainsi que les plantations viennent diminuer l’espace disponible.